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EN SAVOIR PLUS →Les excavations souterraines regroupent l’ensemble des travaux de creusement et de stabilisation de cavités en sous-sol, qu’il s’agisse de tunnels, de galeries techniques ou de parkings enterrés. À Nantes, cette catégorie revêt une importance particulière en raison des grands projets d’aménagement urbain, comme les extensions du réseau de transports en commun ou la densification du centre-ville. La maîtrise de ces ouvrages nécessite une ingénierie poussée pour garantir la sécurité des biens et des personnes tout au long de la phase chantier, mais aussi pendant l’exploitation. Les bureaux d’études géotechniques locaux accompagnent maîtres d’ouvrage et entreprises dans la conception et le suivi de ces infrastructures critiques.
Le sous-sol nantais présente une géologie contrastée qui conditionne directement les méthodes d’excavation. Le massif armoricain affleure par endroits avec des roches dures comme le granite ou le gneiss, tandis que les vallées de la Loire et de l’Erdre sont comblées d’alluvions récentes, souvent molles et gorgées d’eau. Cette hétérogénéité impose des reconnaissances approfondies, notamment via des analyses géotechniques pour tunnels en sols mous, afin d’anticiper les risques de fontis, de tassements différentiels ou d’instabilités de front de taille. La nappe phréatique peu profonde ajoute une contrainte hydrogéologique majeure à la plupart des chantiers souterrains de la métropole.
La réglementation française encadre strictement les excavations souterraines, principalement à travers la norme NF P94-261 sur les fondations profondes et les Eurocodes 7 relatifs au calcul géotechnique. Le Code du travail impose également des dispositions spécifiques pour le travail en milieu hyperbare ou confiné. Les projets nantais sont soumis aux prescriptions du Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) de la Loire aval, qui intègre les aléas d’inondation par remontée de nappe. Une surveillance géotechnique des excavations rigoureuse est donc obligatoire pour valider les hypothèses de dimensionnement et détecter précocement toute dérive.
Cette catégorie couvre des ouvrages très variés : tunnels ferroviaires ou routiers, micro-tunneliers pour les réseaux d’assainissement, stations de métro enterrées, ou encore parois moulées de parkings souterrains. Chaque typologie fait appel à des techniques spécifiques, du tunnelier à pression de terre jusqu’à la méthode conventionnelle en section divisée. Les dispositifs de surveillance inclinent alors des cibles topographiques, des extensomètres et des piézomètres, dont les données sont interprétées en continu par des géotechniciens spécialisés. L’interaction avec le bâti existant, très dense dans l’hypercentre nantais, exige des modélisations numériques précises pour limiter les nuisances.
Le projet débute par une reconnaissance géotechnique complète (sondages, essais in situ et en laboratoire). Suit la phase de modélisation numérique pour dimensionner les soutènements et anticiper les déformations. Enfin, la phase chantier intègre un suivi topographique et piézométrique continu, avec des seuils d’alerte prédéfinis pour adapter les méthodes de creusement en temps réel.
La présence d’alluvions molles dans les vallées et de roches dures sur les coteaux impose souvent des solutions mixtes. En zones compressibles, on privilégie les tunneliers à front confiné ou le creusement séquentiel avec pré-soutènement. Dans le massif granitique, les méthodes à l’explosif ou les machines à attaque ponctuelle peuvent être envisagées, avec une vigilance accrue sur les venues d’eau.
La norme NF P94-261 (justification des fondations profondes) et les Eurocodes 7 (calcul géotechnique) constituent le socle réglementaire. Les fascicules du CCTG et les recommandations de l’AFTES (Association Française des Tunnels et de l’Espace Souterrain) complètent le dispositif. Le Code du travail fixe les règles de sécurité pour les interventions en atmosphère confinée ou hyperbare.
Elle permet de vérifier la validité des hypothèses de calcul en comparant les déplacements réels aux prévisions. En cas d’écart, les paramètres de creusement sont ajustés pour éviter les désordres en surface. Cette surveillance protège les riverains, les structures existantes et les équipes de chantier, tout en documentant l’historique de l’ouvrage pour sa maintenance future.
Nous intervenons sur des projets à Nantes et dans sa zone métropolitaine.